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FANTAZIO
Urban Folk Site officiel : www.fantazio.org  
FRANCE

Sur le C.V de Fantazio, figure une liste de langues lues, écrites, parlées, aspirées, gloussées, susurrées, grognées, perchées ( !). Le bougre parle espagnol, anglais, français, italien et chinois ! Ce nomade urbain assure sa formation sur la ligne 6 du métro, écume les salles parisiennes et européennes, les chapiteaux de cirque...les théâtres, les cabarets, les prairies... et y défend l’improvisation humaine avec des gens d’horizons différents... De cette histoire riche en improvisation Fantazio a rassemblé ce groupe de bricoleurs ingénieux :

Stéphane DANIELIDES au Soubassophone, Pierre CHAUMIE au Saxophone Baryton, Denis SCHULLER à la Batterie, Benjamin COLIN bruits et sons, et FANTAZIO à la Contrebasse et au chants.

Au style improbable, ce groupe synthétise des influences les plus contradictoires ; des sonorités des plus étranges : essentiellement des instruments Bass ou sons du ventre : Soubassophone, Saxophone Baryton, Contrebasse auxquels viennent s’ajouter les sons d’objets : sifflets, chaîne en fer, chaise en métal, jouets... dont seul le bruiteur a le secret musical. Dans un duel échevelé avec sa contrebasse, la voix de Fantazio évoque des soupirs d’enfants chinois, comme des râles de vieillards corréziens, des hoquets rythme’n blues comme des infra basses techno. C’est comme des petites transes pour enfants et adultes inuites,italiens, vietnamiens si possible, et tout le reste.


The Sweet Little Mother Fuckin’ Show


-  (Nov 2005. Production Fantazio-La Triperie. Distrib. :www.co-errances.org)
-  Disponible >www.fantazio.org

On le surnomme l’« homme aux doigts défoncés » tant il a les doigts abîmés à force de frapper sur les cordes de sa contrebasse. Rafistolé avec du scotch ou customisé avec un cintre en fer, entre ses mains, son noble instrument devient une guitare pour punk unplugged, un sound system pour traveller sédentaire, un micro pour MC prophétique. Après avoir passé les dix dernières années à jouer là où on ne l’attendait pas, il sort enfin un premier album. The Sweet Little Mother Fuckin’ Show devrait envoûter ceux qui, de Paris à Berlin, de Douarnenez à Saint-Denis, de Bruxelles à Genève, suivent les errances de ce héraut de l’underground. Entouré de son gang (un saxophone, un hélicon, une batterie et un « bruitiste »), celui qui a fait de l’éphémère un art et de l’improvisation un genre, a réussi à graver sur disque les fantômes qui l’habitent sur scène. « Contrebarrissements », « rythmimiques », il oscille entre les comptines que lui chantaient sa grand-mère et le rock sombre d’Elvis, entre la tchache énervée du hip hop et les cuivres nostalgiques des fanfares roumaines, le beat hypnotique de la techno hard core et le dandysme éclairé des punks anglais... Fantazio a choisi d’autoproduire son premier disque. Une autoproduction qui n’est pas une nécessité, mais un choix. Il n’a démarché aucune maison de disques préférant boycotter les hypermarchés de la musique pour le circuit de distribution alternatif de Co-errances, dont il partage le goût pour les chemins de traverse.

 

 

 
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